REUNIONS 2017

Quatre réunions sont prévues en 2017. 
 Les dates seront communiquées très prochainement.


** ARCHIVES ** 

Pour le dernier "François Coppée" de l'année 2014, les amis du Vieux-Papier étaient réunis autour de Marcel Guérin. 

Nous avons pu découvrir notamment une image religieuse à l'aspect gaufré réalisé grâce à de multiples petits trous d'épingles dans le papier. Des jeux nous ont été présentés comme des factures et courriers du XIXe siècle de différentes professions.

Le rendez-vous est donné pour les prochaines réunions le 7 mars et le 30 mai.

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Les habitués de nos rencontres étaient présents avec leurs trouvailles et bonne humeur. François Richard nous a montré un plateau de jeu de parcours qui présente quelques différences avec un jeu de l'oie classique (hors texte couleurs I) : il est constitué de trois cercles concentriques avec des cases numérotées, le changement de cercle nécessite de tomber sur les cases 24 (porte de bronze), puis 42 (porte d'argent), la 54 (porte d'or) correspond à l'arrivée ; certaines cases entraînent des gains ou des pertes de jetons alors que d'autres sont purement descriptives et témoignent de l'époque ; la progression du joueur se fait en tirant des cartes puisque la case 23 indique « Restez à l'hôpital jusqu'à ce que vous retourniez un as ou un Roi, allez alors au N° 24 » de même, la case 41 indique « restez en prison jusqu'à ce que vous retourniez un roi, allez alors au N° 42 ».



Ce jeu peut être daté entre 1830 et 1860 en raison de l'aspect des costumes, de la case 15 où « on danse à la Courtille » célèbre lieu de plaisir parisien, à Belleville, renommé pour son carnaval de 1822 à 1860, et de la case 32 avec le passage d'une locomotive sur un viaduc qui ressemble à « The rocket » (la fusée) de Stephenson (1830) tandis que la locomotive de Marc Seguin démarre le transport de voyageur en 1831 entre Saint-Étienne et Lyon. Case avec le palais Brongnard (Bourse) inauguré en 1826.
Christian Mitel et ses magnifiques albums d'images (hors texte couleurs X), dont l'album aux couleurs vives complet et neuf des « Rois de France et Chefs d'État », publicité pour le chocolat Turenne à Sedan dans les Ardennes, ainsi qu'un jeu de patience pour la publicité de la crème de gruyère Graf et un jeu de l'oie. Les albums sur la publicité pour le lait Nestlé ont eu bien du succès. Beaucoup plus récent : un collec­tor de Stroumpfs des années 70.

   

Marcel Guérin avait apporté lui aussi des albums des années 1900. Nous voyons qu'à cette époque la réclame était aussi très importante et riche.
Claude Barouh nous a montré un album de superbes couvercles de boites de dattes ! Ce qui nous donne envie d'en manger ! Nous avons eu droit aussi à de superbes catalogues des grands magasins des années 1930 aux couleurs éclatantes et vives dont le gra­phisme et la mode font rêver (hors texte couleurs X).



Jean-Pierre Bruleaux nous a apporté une photo par Nadar de François Coppée et une gravure d'un fiacre électrique, article paru dans les Instantanés de l'année 1899 (Pion), supplément illustré de la revue hebdomadaire.



Jacques Voignier nous a présenté une belle boîte d'ombres chinoises, de coloris très frais, intitulée : OMBRES CHINOISES - Le Petit Séraphin - [45 x 33 cm]. Le couvercle de la boîte est signé : Saussine, éd. Paris - Lith. H. Jannin, Paris. - Léon Saussine est connu pour avoir produit de 1860 à 1899 de nombreuses boîtes de jeux de société, des jeux de divination magné­tiques (pour lesquels il avait déposé un brevet), des jeux géographiques, des alphabets illustrés et des boîtes d'ombres chinoises.
La boîte d'ombres chinoises présentée se compose d'un couvercle illustré (hors texte couleurs XI). A l'intérieur de la boîte, on trouve un deuxième couvercle translucide formant un écran-théâtre (hors texte couleurs XI). A l'intérieur de la boîte, on trouve une quarantaine de petits sujets, collés sur carton épais, qui ont été découpés avec soin dans de grandes planches de papier noir. Les planches non découpées sont signées : Fabrique d'Images de Gangel et P. Didion, à Metz, les sujets portent le nom de : Le Gate-Sauce pâtissier, Nigaudine sa femme, Gobenville un mandiant, Gobenville dont la tête dispa­raît, Fouillepot coupé en deux, etc. Certains personnages peu­vent être animés par des fils, de petits trous sont prévus pour être percés à mi-corps. Une languette de carton, fixée à chaque personnage, permet à l'enfant d'animer un ou deux personnages derrière l'écran translucide de la boîte. Un petit manuel de 48 pages : Le Séraphin de l'Enfance - Recueil de Pièces d'Ombres chinoises, édité à Metz par Gangel et P. Didion, complète la boîte. Ce recueil permettait à l'enfant de jouer les différentes scénettes du manuel avec les personnages qu'il avait découpés ou de laisser jouer son imagination.





À l'occasion du centenaire de la déclaration de la guerre 14/18, Jacques Voignier nous a aussi présenté une collection de cartes postales prises en Lorraine en 1914-15-16, sur les lieux même du front. Ces cartes postales sont un poignant témoignage de la vie de nos soldats pendant la grande guerre dans un petit village de 150 habitants de Meurthe-et-Moselle (Vacqueville). Elles donnent des indications sur leur vie quotidienne « nous sommes montés en ligne le 29 août au soir [1917], nous n'avons eu qu'un tué et un blessé », leurs craintes, l'état de leur santé, leurs inquiétudes concernant leurs proches. Les maisons du village où ils cantonnent sont indiquées d'une croix sur la carte postale (la maison de nos hôtes, de braves gens et pourtant pas loin de la zone des combats), etc.
Les manuscrits, les notes, les carnets personnels sont aussi un domaine de collection de vieux papiers, c'est le cas d'un ensemble de documents d'un certain Emile Lefrançois, dit « Professeur Lumen ». Ce magicien, sans doute amateur, avait fondé un journal entièrement manuscrit et illustré : Le Cagliostro, une version semblable à celle de Robert-Houdin. Le Professeur Lumen avait aussi écrit et dessiné un Almanach manuel-illustré avec le calendrier de l'année 1885 et l'explication d'un certain nombre d'énigmes, de logogriphes, de conseils, d'anagrammes et de tours de physique amusante.



Georges Naudet avait pris avec lui quelques photos, cartes de visite et vues stéréoscopiques représentant des prestidigitateurs et des spectacles de prestidigitation.
Henri Robin, grand prestidigitateur, présentait des numéros de magie, des expériences de physique amusante et de fantasmagorie à Paris, boulevard du Temple, à partir de décembre 1862, dans une petite salle consacrée exclusivement à son art : la salle Robin. Une série de cartes de visite publicitaires, par le photographe Eugène Thiebault en 1863, a promu ses spectacles (hors texte couleurs XII). Ses projections lumineuses, ses spectres vivants connurent un vif succès auprès des Parisiens.
La carte de visite d'Alfred de Caston (1821-1882) par Carjat affiche un dos tout aussi intéressant que la photo elle-même. De sa main, cet habile prestidigitateur, né Antoine Aurifeuille, auteur d'ouvrages sur la mnémotechnie et sur les tricheurs, mentionne de sa main le tour de magie Le nombre 47 (?), qu'il a fait le 29 juillet 1865 dans un lieu histo­riquement célèbre, Plombières, station thermale des Vosges où fut scellé un accord secret entre le Comte Cavour et Napoléon III sur une réorganisation de l'Italie (juillet 1858). Il ajoute, toujours de sa main « Souvenir de la séance que j'ai eu l'honneur de donner devant S. M. l'Empereur Napoléon III ».



Georges nous montra quelques vues stéréoscopiques qui font souvent l'objet de séries comme le Paris instantané (1850-1871) qui regroupe 165 vues photographiées par Hippolyte Jouvin dont le Boulevard des italiens - Théâtre Robert-Houdin en 1865. La Loïe Fuller, vers 1900, fut aussi le sujet d'une magnifique série de vues transparentes et en couleurs. Il y a aussi cette étonnante expérience de catalepsie dans un décor d'intérieur plutôt cossu. Et pour termi­ner, la vue stéréo Camelot escamoteur, de 1870 extraite de la série Scènes de genres par le pho­tographie Charles Gaudin (hors texte couleurs XII).



Michèle et Daniel Crépin ont apporté deux physionotraces. Il s'agit d'un procédé de reproduction de portraits qui, d'abord des­sinés grandeur nature, sont ensuite réduits grâce à un pantographe et gravés sur une plaque de cuivre. Le client posait de profil et revenait chercher la plaque gravée assortie d'un tirage de 12 exemplaires sur papier. Ce procédé, permettant de multiples reproduc­tions à bon marché, eut un succès considé­rable. C'est une source remarquable pour l'iconographie de la société française vers 1788-1820 et une grande partie des notables a défilé devant le physionotrace : la famille royale, les élus aux différentes assemblées, les acteurs, les musiciens (cf. Dalayrac, illus­tration de la lre de couverture) les marchands et hommes d'affaires de passage à Paris. Il subsiste un grand nombre de ces portraits gravés, souvent coupés autour du trait et pla­cés dans des médaillons comme des minia­tures. L'inventeur est Gilles-Louis Chrétien (Versailles, 5 février 1754 - Paris, 1811), musicien, peintre en miniature, dessinateur et graveur qui s'associa pendant quelques années avec Edme Quenedey. Il exposa des portraits dessinés avec cet instrument à Paris aux Salons de 1793, 1795, 1796, 1798, 1799.



Nous avons apporté deux exemplaires inhabi­tuels : un portrait gravé de trois quart du médecin De la Roche, et un portrait gravé en couleurs à l'aquatinte.
Date: 
04/13/2014