Réunion du samedi 6 décembre 2008

Nous étions 13 réunis ce samedi 6 décembre, jour de la Saint Nicolas, heureux de nous retrouver et de montrer nos nouvelles ou anciennes acquisitions. La séance commença par la collection d’imageries et de canivets de Monsieur Henri George représentant Saint Nicolas.
La légende inspirée de la vie de Nicolas de Myre ou de Bari, né à Patara en Turquie entre 250 et 270. Protecteur des enfants, bienveillant et généreux, il est fêté surtout en Hollande, Belgique, Luxembourg, Europe de l’est et dans le nord et nord-est de la France, c’est le saint patron de la Lorraine .Les traditions varient selon les régions et c’est une occasion d’ apporter des cadeaux et friandises (pain d’épices) aux enfants sages. Les hollandais émigrés aux Etats-Unis fondèrent la colonie de Niew-Amsterdam qui en 1664 devint New York et cette coutume de saint Nicolas devint Santa Claus. En 1821 un pasteur écrivit un conte pour Noël et remplaça la mitre de l’évêque par un bonnet, la crosse par un sucre d’orge, le débarrassa du père fouettard, remplaça l’âne par un traîneau tiré par huit rennes et la presse américaine fit le reste…en 1860 Thomas Nast caricaturiste et illustrateur donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles : un petit bonhomme rond vêtu de fourrure, la pipe au coin de la bouche comme un hollandais et il lui établit sa résidence au pôle nord. Dans les années trente de nombreuses firmes dont coca cola l’utilisèrent .La robe rouge remplacée par un pantalon et tunique et notre bonhomme devint une image publicitaire, Le père Noël était né…de notre saint Nicolas.
Une consommation bien chaude accompagnée d’un délicieux pain d’épice apporté par Françoise Busson, décoré d’un chromo de « saint –Nicolas » et notre réunion se poursuit par :

Jour de la Saint-Nicolas oblige, et pour faire suite aux documents présentés par Mr Georges, Françoise Busson a sorti de sa collection une belle quantité de découpis et chromos, représentant l'Evêque et le Père Noël, couvrant la période 1875-1910 environ. Collés sur des pains d'épices décorés de sucres, colorés en Alsace, dans le Nord de la France, en Allemagne et dans toute l'Europe du Nord, ces personnages se présentent sous des accoutrements divers et avec des montures ou attelages extraordinaires: houppelande verte, bonnet de fourrure à la turque, en vélo, avec une biche, en luge avec des chevaux ou encore donnant lui-même les verges aux enfants désobéissants! En circulant autour de la table, ces documents ont provoqué bien des souvenirs et des commentaires...

Jean Busson a présenté trois documents peu connus: 1° Un jeu du type "Roue de loterie" en papier fort, distribué par "Les Grands Magasins du Louvre. Paris", et permettant de savoir "A quoi allons-nous jouer?". Il fallait lancer l'aiguille en carton pour découvrir le nom du jeu sur lequel elle s'arrêtait. Huit jeux étaient proposés et l'aiguille, montée sur un rivet, était extrêmement mobile. Dimensions: 220x220mm. (1920-1925)

2° Un album de cartes postales à colorier et à détacher, de l'illustrateur Delalain. On trouve souvent des cartes isolées, jamais l'album de six pages, chacune de quatre cartes (deux servant de modèles). Dimensions: 180x285mm. (1914-1915).

3° Un album à transformations sur le thème du cirque, contenant sept scènes dont six sont divisées en trois recueils, permettant de présenter trois cent quarante trois scènes différentes en soulevant différents feuillets. Dimensions: 195x280mm. (Vers 1920).

Jacques Voignier nous a présenté une série de billets de faveur du Théâtre COMTE. On sait que le physicien et ventriloque Louis Apollinaire COMTE (1788-1859) ouvrit, rue Dauphine, en 1812, un théâtre d’enfants et de magie appelé « Théâtre des Jeunes-élèves ». En 1823, Comte loua, passage des panoramas, une salle pour présenter ses spectacles avec sa troupe d’acteurs enfants. Son bail ayant été résilié, il installa en 1826, passage Choiseul, un nouveau théâtre appelé « Théâtre des Jeunes Élèves de M. COMTE ». Comte excellait dans la publicité. Il avait inventé pour remplir son théâtre des billets de faveurs et d’abonnements pour les familles. Ceux qui sont reproduits ci-contre datent de cette période. Il y avait aussi plusieurs types de jetons qui ouvraient droit à des réductions, par exemple ½ place pour 4 personnes.
Le théâtre Comte fut ensuite repris par OFFENBACH en 1855 et devint « Les Bouffes Parisiens » qui existe toujours, 4 rue Monsigny. Charles COMTE, le fils du ventriloque Louis Apollinaire COMTE, avait cédé la direction du théâtre COMTE à Jacques OFFENBACH et lui avait en même temps accordé la main de sa fille.

Nos amis Denise et Marcel Guérin ont apporté leurs découvertes de cet été. Sur le thème du fil et des aiguilles, un coffret dont l’intérieur du couvercle présente un chromo en couleur pour le fil « A La Toupie » nous rappelant la mémoire de notre collègue Monsieur Malafosse et sa fabuleuse collection de toupies !
Une boite en carton contenant un jeu instructif « Casse- Noisette l’Ecureuil »de Fournier et Pierron inspectrice et directrice d’école maternelle : éditions Bourrelier.
Les 27 cartons imprimés et illustrés pour servir de méthode de lecture mais à la manière d’un jeu de loto.
Un mini jeu de l’oie pour la publicité d’ERA, margarine aux fruits d’orient comme du beurre !
Et enfin un mini jeu de loto publicitaire pour les produits pharmaceutiques URODONAL, qui guérit depuis les migraines jusqu’aux rhumatismes ! Et le GLOBEOL qui lui est un fameux tonique qui doit être pris par tous chaque jour.

Michèle et Daniel Crépin ont apporté six affichettes pour le théâtre de la foire Saint Germain des années 1728-1732.
Date: 
12/06/2008